L’e-sport à l’école
On croirait d'abord à une blague. Apparemment, ça ne l’est pas.
Matignon aurait validé l’introduction de l’ « e-sport » à l'école.
Selon les informations révélées par la Cellule investigation de Radio France, la stratégie gouvernementale prévoirait d' « inscrire l'e-sport dans les parcours éducatifs » ainsi que la création de partenariats entre les acteurs privés de cette industrie et les écoles…
Ce n’est pas la dernière mesure prise par Donald Trump hier à 2h du matin : on parle bien de la France.
Alors, par où commencer ?
Déjà, parlons de jeux vidéo car le terme « e-sport » n’a aucun sens. C'est même un oxymore. Le propre du sport, c’est bien de bouger plus que ses pouces.
Ensuite, les jeux vidéo occupent déjà plus de 7h par semaine en moyenne du temps des jeunes Français avec une croissance constante (+38 min entre 2024 et 2025). A priori, cette pratique n’a pas besoin de coup de pouce supplémentaire.
Rappelons que la France est classée 119e sur 146 pays pour le niveau de pratique sportive chez les adolescents et que 73 % des 11-17 ans n’atteignent pas les standards d’activité physique de l’OMS. C’est peut-être le sport, sans « e- » qu’il faudrait promouvoir davantage.
L’usage intensif des jeux vidéo, lui, est corrélé à une plus grande sédentarité mais aussi aux troubles du sommeil et des fragilités psychiques. L’OMS reconnaît officiellement depuis 2019 l’addiction aux jeux vidéo.
Ce n’est pas pour rien si le Ministère de la Santé et la MILDECA - mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives se sont apparemment opposés à cette stratégie.
Au moment où une véritable prise de conscience des effets délétères de l’hyperconnexion sur la santé et le bien-être, en particulier des mineurs, et à l’heure où on prend des mesures pour restreindre leur accès aux réseaux sociaux, comment peut-on envisager pareille mesure ?
La raison est purement économique : il s’agirait de promouvoir les fleurons français du secteur, fragilisés économiquement. Le lobby du jeu vidéo a lui-même financé les expérimentations qui ont mené à cette décision.
On ne peut pas rester muet face à une telle absurdité sanitaire et éducative :
>> Signez la pétition initiée par le Collectif Surexposition Écrans - CoSE pour dire non aux jeux vidéo à l'école.
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